défi du Samedi n°288

Publié le par mamido55

En réponse au défi du Samedi n°288.

Le petit cochon botté.

cochon-botte.jpg

Il était une fois un fermier qui avait trois fils. Trois vauriens qui ne savaient rien faire de leurs dix doigts et qui vivaient à ses crochets. Comme le capitaine.

Un jour, le fermier décida de se débarrasser de ces trois paresseux.

 

Au premier, il donna sa vieille camionnette. Le garçon partit au bord de l’océan pour surfer. Pour manger, il cuisinait des pizzas. Tous les gens de la plage adoraient ça. Il aménagea sa camionnette et fit fortune en  vendant des pizzas à tour de bras.

 

Au second, il donna une vieille épinette. Le garçon partit pour la capitale. Il y poussa la chansonnette, un producteur qui passait par là fit de lui une star, en un instant.

 

Au dernier, le fermier eut beau chercher, il n’avait plus rien à donner. Il lui demanda de choisir parmi la portée de la truie Manon, l’un de ses petits cochons. Jeannot, c’était le nom du fiston, choisit le dernier né, un tout chétif, un gringalet.

« - Qu’est-ce que je vais faire de toi ? » demanda-t-il au goret.

« - Tu as bien fait de me choisir, t’as fait un bon pari sur l’avenir.  Fais-moi confiance et je ferai ta fortune ! » s’exclama le petit animal.

« - T’as intérêt à me servir de tirelire si tu ne veux pas terminer en jambon ! » menaça le méchant garçon.

 

Mais le cochon avait un don : il attirait les picaillons. Quiconque apercevait sa jolie frimousse ne pouvait s’empêcher de lui faire un cadeau.

Le petit chaperon rouge lui donna deux belles paires de bottes rouges, Blanche-Neige une tarte aux pommes, Boucler d’or son bouquet, la petite souris un collier de perles fines. Un vieux pêcheur lui refila un bon coin où chaque jour, on pouvait pêcher des poissons d’or.

 

Il hérita des bottes du chat, des cailloux du petit Poucet. Cendrillon lui céda un carrosse tiré par six magnifiques alezans.

« - Si tu le vends sur le « Bon Coin » avant minuit, t’en tireras sûrement un bon prix ! » suggéra la belle.

Et c’est ce qu’il fit, ainsi que de tous les autres cadeaux. De ce petit commerce, lui et Jeannot vivaient fort aise quand ils finirent par rencontrer la fée Clochette et le génie de la lampe qui  rivalisèrent pour réaliser le moindre de leurs vœux.

Le petit cochon et son compagnon vécurent alors dans l’opulence jusqu’à la fin de leur existence.

 

Moralité : Il n’y en a aucune sauf peut-être vérifier l’adage au sujet du petit cochon :

« Tirez-lui la queue, il pondra des œufs, tirez-là plus fort il pondra de l’or. »

Franchement, à quelle histoire vous attendiez-vous avec une pareille illustration ?

Affubler un charmant petit goret de bottes rouges et vouloir en tirer des merveilles de la littérature ?

Encore heureux que je ne vous dénonce pas à la SPA !!!

Mamido, le 5 Mars.

Publié dans Défi du Samedi

Commenter cet article